Réponses à quelques questions...


Sommaire

Pourquoi existe-t-il deux manières d'observer les avalanches ?
Quelle différence y a-t-il entre un site EPA et une emprise CLPA ?
Comment peut-on utiliser l'EPA et la CLPA dans la gestion du risque d'avalanche ?
Qui peut utiliser l'EPA et la CLPA dans la gestion du risque d'avalanche ?
Quelle est leur valeur juridique ?
Où les consulter ?
Comment se renseigner sur les avalanches et le risque ?

Pourquoi existe-t-il deux manières d'observer les avalanches ?

Historiquement, l'EPA et la CLPA ne sont pas apparues à la même époque et pour les mêmes raisons.

Ces différences de principes sont à l'origine de méthodes de travail propres à l'EPA et à la CLPA. Elles engendrent aussi un vocabulaire particulier. Par exemple, on distingue un site EPA d'une emprise CLPA. Malgré ces différences, l'EPA et la CLPA sont progressivement rapprochés, notamment en utilisant des formats communs pour la présentation des données. En effet, leurs informations sont très complémentaires pour la connaissance des avalanches survenues.

Quelle différence y a-t-il entre un site EPA et une emprise CLPA ?

 L'élabextrait EPAoration d'un site EPA et celle d'une emprise CLPA suivent des principes différents :
Les sites EPA sont choisis alors que les emprises CLPA sont constatées. Il s'agit donc en général de 2 zones géographiques qui ne se superposent pas exactement et qui sont numérotées indépendamment. 
Attention : les CLPA ne sont pas du tout adaptées à la pratique des activités de montagne !

Comment peut-on utiliser l'EPA et la CLPA dans la gestion du risque d'avalanche?

De façon idéale, la gestion du risque d'avalanche devrait comporter trois aspects :
Par ailleurs, la connaissance de l'aléa est définie au minimum en fonction de :
C'est dans la connaissance des phénomènes historiques que l'EPA et la CLPA sont utiles, voire incontournables.

Qui peut utiliser l'EPA et la CLPA dans la gestion du risque d'avalanche ?

trainCes données sont utilisées pour de nombreuses décisions de prévention et de gestion du risque d'avalanche :
- urbanisme (plan de prévention des risques),
- gestion de crise (évacuation, plan d'alerte),
- voies de communication (fermeture et ouverture à la circulation, choix d'emplacement),
- infrastructures (barrages, lignes électriques, aménagement des stations de ski)…
Ces actions sont pour la plupart mises en œuvre par les autorités publiques (Etat, Conseils Régionaux, Conseils Généraux, maires, syndicats, station de ski, EDF, SNCF, sociétés d'autoroute…). Le travail d'exploitation de la CLPA et de l'EPA est souvent confié à un bureau d'étude spécialisé en avalanche.
 
Mais la gestion du risque d'avalanche est de la responsabilité de tous. Nous pouvons tous être concernés personnellement par le risque d'avalanche. Dans certaines situations, chacun peut contribuer à sa manière à anticiper le risque, voire à réduire les dégâts occasionnés. C'est pourquoi l'intérêt de connaître les phénomènes historiques et donc de consulter l'EPA et la CLPA ne concerne pas uniquement les institutions que nous avons citées. L'information de tous est la première condition pour lutter contre le risque d'avalanche.

Quelle est leur valeur juridique ?

Lors de la création des CLPA, la circulaire n° 71-409 du 24 août 1971 a défini comment devraient être utilisées ces cartes :

La CLPA, comme l'EPA d'ailleurs, est donc un document informatif qui inventorie un ensemble de faits observés, sans donner d'indication directe sur le risque. Il s'agit de document d'étape dans la construction des PPR (plan de prévention des risques) ou des PLU (plan local d'urbanisme). Leur utilisation n'est pas imposée à tous mais elles ont une valeur d'information extrêmement importante pour toutes les personnes concernées par le risque d'avalanche.

Dans le contexte judiciaire, les CLPA sont parfois utilisées « comme moyen de preuve lors d'un procès » pour « démontrer que l'événement était prévisible puisque connu et inventorié dans la carte » (Source : Anena). Pour en savoir plus sur la CLPA et le droit, consulter la rubrique Jurisque sur le site de l'Anena ou encore de l'IRMa. De plus, tous les textes réglementaires sont consultables sur le site Legifrance.

Où les consulter ?

Vous pouvez accéder à partir de la rubrique Accès aux données de ce site à un grand nombre de données concernant l'EPA et la CLPA : événements et sites de l'EPA, carte des emprises de la CLPA et ses fiches, notices par massif de la CLPA …

De plus, les CLPA sont déposées en mairie et tenues à la disposition de tous ceux qui désirent les consulter.

Vous pouvez aussi contacter le Cemagref pour toute demande de mise à disposition de données de la CLPA ou de l'EPA.

Comment se renseigner sur les avalanches et le risque?


L'EPA et la CLPA sont une source de renseignements pour la gestion du risque d'avalanche. Toutefois, il ne faut pas s'en contenter.
C'est en multipliant les recherches que vous aurez une meilleure idée de la situation. Et les informations ne sont pas toujours là où on les attend.
Pensez à vous renseigner auprès de la population locale, et notamment auprès des anciens. N'oubliez pas non plus tous les professionnels de la montagne…
Cherchez enfin des informations auprès des médias locaux (journaux, radio…), voire dans les archives. Vous en trouverez bien entendu aussi sur Internet ou auprès des institutions les plus connues (mairie, services météo...).

Voici quelques pistes :
  1. Pour mieux connaître les avalanches , consultez le « petit traité de nivologie » du site de l'Anena
  2.  Pour des informations plus ciblées sur le risque et sa gestion , consultez les sites du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, prim.net, et de l'Anena.
  3. Pour obtenir des informations plus précises sur le lieu où vous résidez, renseignez-vous sur le site prim.net, dans la rubrique « ma commune face au risque  » .
  4. Au niveau départemental ou communal, vous pourrez avoir accès aux documents suivants, consultables en mairie ou en préfecture :
  1. Pour connaître la prévision météorologique du risque d'avalanche à un moment donné, Météo France publie le BRA (bulletin d'estimation du risque d'avalanche) et une carte de vigilance. En saison hivernale, le BRA est disponible tous les jours et donne des informations sur les conditions météorologiques et l'état du manteau neigeux.
  2. Si vous vous voulez construire, acheter ou louer en montagne, renseignez-vous auprès de la mairie sur l'existence et le contenu du PPR (plan de prévention des risques) et/ou du PLU (plan local d'urbanisme). Il faut noter que c'est la mairie qui délivre les certificats d'urbanisme et les permis de construire. Les projets de construction doivent être en accord avec le PLU et le PPR pour être acceptés.  Plus généralement, tous les textes réglementaires sont consultables sur le site Legifrance. Vous y trouverez des informations sur la la réglementation en vigueur.
  3. Si vous projetez de faire une randonnée en montagne, consultez impérativement la météo. Pensez aussi à consulter la rubrique «  conseils pratiques : neige et sécurité  » sur le site de l'Anena. Enfin, vous trouverez des informations détaillées sur des sites de pratiquants de la montagne :